Pourquoi sommes-nous silencieux ?

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Pourquoi sommes-nous silencieux ?

Beaucoup se demandent pourquoi les musulmans ne manifestent pas massivement leur condamnation de la décapitation de Samuel Paty. C’est une interrogation qui revient à chaque fois dans la bouche de certains qui y voient la preuve qu’il n’y a pas de musulmans modérés et que, s’ils ne sont pas coupables, ils le sont au moins par leur passivité !

Face à ce discours qui considère le silence des musulmans comme une preuve de complaisance avec les terroristes, on oppose souvent l’homélie de certains responsables musulmans autoproclamés, souvent les mêmes : L’Islam, ce n’est pas ça !

Cette rengaine, qu’on entend après chaque attentat, est censée rassurer les citoyens. Une peine perdue, puisque les français répondent par davantage de méfiance vis à vis des musulmans comme le démontrent tous les sondages d’opinion.

Ces personnes, que les médias et les pouvoirs publics appellent responsables de la communauté musulmane, sont censées parler au nom de l’immense majorité des musulmans de France dont je fais partie. Mais j’avoue que je ne me sens guère représenté par eux. J’ai envie de les croire. Mais leurs paroles sonnent faux. Cette impression qu’ils jouent un rôle, une répartition apprise par cœur et que tout le monde a envie d’entendre !

D’où cet étrange malaise qui me submerge après chaque nouvelle tuerie. Le français  musulman que je suis  se sent mal, sans que j’arrive à connaître l’origine de ce malaise. Il n’y a rien qui me  relie aux individus ayant perpétré ces massacres. Je hais le fanatisme et je sais que je n’ai aucune sympathie pour tous ceux qui prônent une quelconque lutte pour imposer les lois divines aux citoyens. Pourtant ma conviction ne suffit pas à apaiser mon malaise, devrais-je même dire, une certaine culpabilité.

D’où vient cet étrange sentiment qui me ronge à chaque fois que je découvre qu’un type qui m’est totalement étranger a commis un massacre au nom d’Allah, le dieu en qui je crois ?

Suis-je responsable à un degré quelconque de l’acte sanglant d’un ” fou de Dieu”, juste parce que nous partageons la même religion ?

Alors, j’essaye de me rassurer et de me dire que le gentil et tolérant musulman  que je suis, doit prouver à cette nation française qui l’a adopté, tout son amour et son attachement à la République et que je puisse attester que je suis un des leurs en affichant fermement ma réprobation et mon indignation face à l’acte meurtrier d’une personne qui m’est inconnue !

Mais là encore, il y a un problème, un genre d’hésitation à rejoindre cette masse de gens qui se rassemble partout en France pour dire son chagrin, sa colère et son indignation !

Étrange !

Lors des attentas de Charlie Hebdo, l’entreprise dans laquelle je travaillais à l’époque avait organisé une minute de silence dans la cour de l’immeuble. Un collègue est arrivé avec des petites affichettes imprimées à la hâte “Je suis Charlie” et a commencé à les distribuer aux salariés présents. Quand il est arrivé devant moi, j’ai hésité un instant à prendre la feuille qu’il me tendait. J’ai eu l’impression que tout le monde me regardait. Je l’ai finalement prise, pour faire comme les autres, alors que je savais que je n’étais pas Charlie.

Je n’étais pas Charlie, bien avant les caricatures et les attentats, puisque, tout simplement,  mes idées étaient à l’opposé de la ligne éditoriale de la rédaction que je trouvais assez stigmatisante envers la population musulmane, assez injuste avec les Palestiniens, trop suspecte vis à vis des mouvements sociaux et trop complaisante à l’égard de la politique américaine.

Je n’étais pas Charlie, pourtant,  j’ai levé une affiche qui disait le contraire !

Je ne pouvais pas faire autrement. Expliquer ne servait à rien. Expliquer c’était déjà excuser, comme disait l’autre. Pourtant je ne trouve aucune excuse aux assassins, j’essaye simplement de…. Non, ce n’est pas possible. Il vaut mieux se taire !

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Le drame de cette tragédie, car, il s’agit bien d’une tragédie, est que nous sommes assignés à être l’un ou l’autre. Tu n’es pas Charlie, tu es donc contre Charlie. Par conséquent, tu es du côté des assassins.

Il n’y a pas de place au “oui, mais”. Ma voix, comme celles de millions d’autres, est tout simplement inaudible. Nous vivons dans le pays de Voltaire et pourtant, il n’est quasiment pas possible de dire : ” Charlie peut publier toutes les caricatures qu’il veut, mais parfois, j’ai le droit de me sentir offensé ou stigmatisé par certains desseins“.

Aujourd’hui, on ne peut exprimer une telle opinion, sans que l’on soit suspecté d’une certaine sympathie pour les terroristes.

A vrai dire, nous sommes très nombreux à être pris dans cette étrange tenaille qui nous inhibe, nous empêche de nous exprimer et d’agir et par conséquent fait de nous des suspects en liberté.

Entre ce sentiment de culpabilité diffuse et cette gêne qui nous renvoie chaque fois à notre altérité, beaucoup préfèrent se taire.

Aujourd’hui, après ce nouvel assassinat horrible et qui n’est malheureusement pas le dernier, devrions-nous encore se réfugier dans ce silence pénible ?

Au plus fort des crimes des islamistes en Algérie, le regretté Tahar Djaout lançait son émouvant ” Si tu parles, tu meurs. Si tu te tais, tu meurs. Alors, dis et meurs “.

Quoi que l’on fasse aujourd’hui, nous sommes suspects et pour beaucoup coupables, alors parlons et soyons tous coupables !

A commencer par dire que nous en avons assez de cette compagne de harcèlement médiatique et de stigmatisation que nous subissons depuis plus de vingt ans en France. Pas une semaine ne passe sans que l’on s’interroge sur notre compatibilité avec la République. Pas une élection ne se déroule, sans que l’on soit au centre des débats. Nous en avons assez que des journalistes nous insultent à longueur de journée dans des talk-shows. Nous en avons assez que vous nous parliez de Halal, de voile, de piscines, de communautarisme, de séparatisme, etc. Nous n’en pouvons plus que vous nous parliez des caricatures de notre Prophète comme si c’était la seule illustration des entraves à la liberté d’expression dans ce pays !

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Bien sûr que vous en avez le droit, mais, de grâce, arrêtez de dire qu’on ne peut plus parler de l’Islam, vous ne faites que ça à longueur de journée !

Vous avez la liberté de nous diffamer, de nous insulter, de nous caricaturer, de vous moquer de nos modes de vies, de haïr nos tenues vestimentaires et de nos façons de parler, mais au moins laissez nous le droit de dire que nous en souffrons et que parfois ce que vous considérez comme liberté d’expression, nous le ressentons comme racisme qui nous blesses.

Même ça, vous nous le refusez ! Le musulman ne peut pas être une victime. Le musulman ne peut être que coupable !

Déjà, le mot “Islamophobie” vous fait peur. Vous vous apprêtez à interdire le seul organisme qui défend sérieusement les discriminations  dont font l’objet les musulmans.

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Quand nous essayons de militer, en étant ce que nous sommes, dans des organisations politiques ou syndicales, vous nous accusez d’entrisme. Quand, nous nous organisons entre nous, vous nous accusez de communautarisme. Alors que faire ?

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 Les seuls musulmans qui trouvent grâce à vos yeux, ce sont ceux qui adoptent vos schémas de pensée et vos discours. On est musulman à vos yeux quand on cesse de l’être. Ou alors, ce sont des étranges musulmans que vous choisissez vous même. Incultes et qui ne comprennent rien à la société française, qui parlent avec l’accent du bled et qui sont incapables d’aligner deux phrases en bon français !

Ces gens ne nous représentent pas. Arrêtez de nous humiliez, nous valons plus qua ça !

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Cessez de nous accuser  de communautarisme et de séparatisme !

Le séparatisme, c’est vous !

Vous avez assigné nos parents dans des banlieues, où l’exclusion sociale, économique et culturelle sont à leur comble. Vous nous avez dénié tout droit à la mixité sociale. Vous nous avez privés de toute possibilité de faire corps avec la société pour nous accuser ensuite d’être antirépublicains !

Quel modèle de société peut envisager un gamin de banlieue quand il ne croise autour de lui que des musulmans, quand il est dans une classe où 80 % des élèves sont de la même religion que lui, quand toutes les boutiques autour de lui ne sont que Halal, quand beaucoup de cafés sont à dominante masculine, etc. ?

Comment voulez-vous qu’ils apprennent le vivre-ensemble quand la seule image qu’on leur renvoie à travers les médias est celle d’une population agressive et moyenâgeuse ?

Ne vous étonnez pas, vous ne récoltez aujourd’hui que les fruits des politiques économiques et sociales que vous menez depuis plus de quarante ans dans ces banlieues. Le pire, est que vous persistez dans l’erreur.

Continuez, jusqu’ici, tout va bien !

 “Le discrédit que jette la société sur l’islam fait le reste : ils se sentent délégitimés dans leur culture et dans leur existence globale et nombre d’entre eux adoptent une attitude de défi et de provocation vis-à-vis d’une société qui leur dénie la dignité et le droit à la mixité sociale.

Le salafisme, dans ce cadre urbain et économique, est une tentative de s’affirmer contre ce sentiment de dépossession de soi, la délinquance et la déviance étant une autre possibilité qui leur est offerte. Une petite minorité échappe à ce dilemme et parvient à s’intégrer socialement et économiquement, mais la majorité est face à ce double choix marqué par la négativité.

Le salafisme consiste à faire bande à part en inventant des normes restrictives et en les attribuant à Dieu face à une société qui les exclut au nom de la laïcité, c’est-à-dire, d’une attitude non-religieuse qui prend l’allure d’une forme néocoloniale de stigmatisation.

Là où les jeunes se sentaient refoulés dans l’indignité, ils acquièrent une nouvelle identité par le biais du fondamentalisme religieux qui les rehausse à leurs yeux en rabaissant ceux qui les ont humiliés tout au long de leur existence dans des quartiers ghettoïsés”[1].

 Si vous avez compris tout cela, mais, j’en doute, vous comprendrez mieux pourquoi nous sommes si peu nombreux dans les cortèges qui dénoncent la barbarie islamiste !

Et nous alors !

Une fois ceci dit, sommes-nous pour autant dédouanés, en tant que musulman, de toute responsabilité dans les drames qui surviennent régulièrement en France. Notre statut de victimes de racisme et de politiques injustes, nous exonère-t-il de toute réflexion sur notre rôle dans cet engrenage : terrorisme islamique – politique stigmatisante ?

Soyons clairs, notre attitude face aux attentats qui consiste à rester silencieux, se contenter de ces quelques messages rassurants : “Ce n’est pas ça l’Islam” et se replier ensuite sur soi, nous mènera nous et le pays dans lequel nous vivons, tout droit vers la catastrophe.

Il ne suffit pas de dire et d’afficher sa réprobation après chaque attentat sur les réseaux sociaux, pour être en paix avec sa conscience. Le plus important, c’est ce qui se passe entre deux attentats. Que faisons-nous pour que ça ne se reproduise plus ?

Je pose ici la question de la responsabilité, non pas celle juridique qui implique une paternité et une obligation de réparation et de dédommagement, mais celle que Hans Jonas qualifie de principe de responsabilité à l’égard de l’humanité, une idée morale qui consiste à assumer une  ” responsabilité pour autrui, c’est-à-dire obligation où je me trouve de répondre d’autrui, même si aucune loi ne m’y oblige – et responsabilité devant l’avenir “.[2]

A notre niveau, il s’agit de se poser la question : Quelle société allons-nous laisser à nos enfants ? Cessons de penser que nous rentrerions un jour au bled ! Notre avenir est ici en France, n’en déplaise à beaucoup, avec nos concitoyens de toute origine, croyants ou pas. Nous avons plus de choses à partager avec les habitants de ce pays qu’avec ceux des patries d’origine de nos parents ou de grands parents.

Entre la stigmatisation et le réflexe communautaire qu’elle nous oblige à adopter pour se défendre et la violence islamiste qui ne fait qu’alimenter notre rejet, une autre voie est possible, elle devient même urgente à emprunter !

C’est celle du Jihad, dans son sens originel : lutte et effort. Lutte contre la tentation du repli et l’entre-soi. Effort de sortir d’un Islam identitaire vers un Islam de société, libre et apaisé.

Pour cela, il faut sortir de ce que Ahmed Abdouni appelle “Le dilemme des lectures plurielles du Coran” ou chacun affirme pour se convaincre et convaincre l’autre que ” C’est dans le Coran, c’est Allah qui l’a dit !”, vers une rationalisation de la foi en ayant recours à la raison. Ce n’est nullement incompatible avec la pratique religieuse.

  « Et Nous n’avons envoyé de messager qu’avec la langue de son peuple, afin de les éclairer » (Coran, s. 14, v. 4). La parole de Dieu nous éclaire, c’est-à-dire nous facilite la compréhension de la vérité des choses que nous devons entreprendre par le biais de la raison. La parole de Dieu est un éclairage, une lumière qui guide notre réflexion et non une dispense de réflexion.[3]

Faire le Jihad, c’est oser mettre la raison par dessus les discours qui travestissent la parole religieuse. Dieu, ne tue pas, la raison non plus !

L’émergence de cette voie du nouveau Jihad à laquelle j’appelle, de mes vœux, les musulmans de France est une immense tâche qui sera d’autant plus ardue si les dirigeants de ce pays ne retrouvent pas rapidement la voie de la raison en faisant un bilan responsable de trente ans d’aveuglement au sujet de l’Islam en France.

La perte de la raison, c’est ce que nous avons en commun avec ceux qui nous gouvernent !

Le Jihad de la raison est la seule voie qui nous permettra de vivre et de pratiquer paisiblement notre religion en France. Nous n’avons pas d’autre choix. Aucune autre option n’est possible !

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La décapitation de Samuel Paty aurait pu être sans doute évitée si les services de renseignement avaient bien fait leur travail. Puisqu’on le sait maintenant, son compte Twitter, a fait l’objet de plusieurs signalements qui auraient pu attirer l’attention, tant le profil qu’il affichait était inquiétant !

Après le discours de notre Président sur le séparatisme, nos services de renseignement étaient sans doute trop occupés à aller constater les manquements à la sécurité-incendie dans les salles de prières musulmanes. Ils ne peuvent pas être partout !

Mais ce drame n’aurait jamais pu se produire si la raison l’avait emporté sur l’endoctrinement passionné d’un père de famille.

Aujourd’hui, plusieurs personnes, dont les deux mineurs qui avaient désigné le professeur à son tueur, passeront sans doute plusieurs années de leurs vies derrière les barreaux. Oubliant que la raison va de paire avec la foi, ils se sont laissés emporter par tout ce dont souffre l’Islam aujourd’hui.

Ils ne sont pas les seuls, nous sommes beaucoup à le faire régulièrement, heureusement sans des conséquences dramatiques. C’est ce réflexe qu’il va falloir désormais adopter, en conjuguant “la foi et la raison pour un résultat humain. La foi étant solidement charpentée par la raison et la foi assumant son rôle assagissant à l’égard de la raison.” [4]  

Ce réflexe devrait se traduire notamment sur les réseaux sociaux et partout dans nos actes quotidiens par une réaction ferme contre tous les messages de haine et contre les discours qui font l’apologie du terrorisme sous toutes ses formes. Je suis trop peiné de voir le nombre de commentaires saluant le geste du tueur de Conflans et voyant en lui un martyr de la cause. Le plus grave, c’est le peu d’indignations que cela suscite, non pas parce que ceux qui font l’apologie du terrorisme sont la majorité, mais simplement parce que nous avons la trouille de passer outre notre réflexe de “défense communautaire”.  

Nous sommes malades de cette loyauté viscérale qui inhibe notre intelligence pour installer la peur et la crainte de se faire rejeter de sa communauté car considéré comme faisant partie du camp des ennemis de l’Islam.

Cette loyauté à la communauté se renforce à chaque fois que les musulmans se sentent stigmatisées et attaquées. Plus nous avons le sentiment d’être désignés du doigt, plus notre réflexe de repli communautaire se trouve conforté ! C’est contre cette tentation que nous devons lutter.

L’aveuglement de la classe politique et d’une grande partie des médias dans son traitement de l’Islam en France fait craindre le pire. Persister dans l’erreur est une constante dans la politique française envers les musulmans. Aujourd’hui, on a érigé face à l’Islam, un nouveau dogme qui s’appelle la laïcité. En travestissant son principe, elle est devenue synonyme de stigmatisation pour de nombreux musulmans.

Et que fait notre gouvernement après l’assassinat de Samuel Paty ?

 – Il répond par plus de provocations qui frôle la volonté d’humilier. On fait fit des sentiments des croyants musulmans et de l’offense qu’ils ressentent. Et tant-pis si le musulman n’aime pas les caricatures, on lui en mettra plein la tranche ! Plusieurs journaux republient les caricatures. Comme ce n’est pas assez, puisque le musulman peut refuser de lire ces journaux, les caricatures sont projetés dans l’espace public, comme l’ont fait plusieurs grandes villes. Mais comme ce n’est pas suffisant car le musulman casanier peut ne pas les voir, l’éducation nationale distribuera des livres de caricatures dans les lycées à la rentrée. Et si le jeune musulman n’en veut pas, on fait quoi ? On signale ?

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– Il livre des noms d’associations musulmanes à la vindicte populaire, pour préparer leurs dissolutions. des associations qui n’ont rien à avoir, ni de près, ni de loin, avec l’acte du terroriste de Conflans. De toutes façon, il faut des boucs émissaires pour faire taire toutes les voix dissonantes.

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– Il discrédite tous ceux qui, dans le monde politique, médiatique ou associatif, essayent de faire entendre un autre son de voix. L’invention du terme islamo-gauchiste fait froidement écho à la chasse aux judéo-bolchéviques pendant la première moitié du siècle dernier. Et puisqu’il y a encore des personnes qui persistent à défendre une laïcité dans son sens originel, on s’en débarrasse. La purge qui est entrain de s’opérer dans l’observatoire de la laïcité en est l’exemple. Bienvenue aux maccarthystes modernes !

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 – Pire que tout ça, les dirigeants français, par leur politique, sont entrain indirectement de donner le coup de grâce à tous les mouvements laïques dans le monde arabo-musulman et particulièrement au Maghreb. Aujourd’hui, il est quasiment impossible de parler laïcité dans le Maghreb, sans que cette notion soit associée à l’interdiction de la pratique musulmane. Un mouvement d’hostilité à la France et à l’occident commence à se répandre dans les réseaux sociaux. Des appels au boycott de produits français sont lancés dans le monde musulman.

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Les islamistes qui avaient perdu beaucoup de terrain dans le Maghreb ces dernières années, commencent enfin  à espérer un retour en grâce.

Merci à qui ?

                                                                                               Fath Allah Meziane

[1]Farhad Khosrokhavar  https://blogs.mediapart.fr/farad123/blog/181020/depuis-plus-de-trente-ans-la-france-fait-fausse-route-au-sujet-de-l-islam?userid=dedcfc2d-3ecd-420c-8175-76357d893b24

[2] Hans Jonas : Le Principe Responsabilité.  https://la-philosophie.com/principe-responsabilite-jonas

[3] https://www.saphirnews.com/Islam-conjuguer-la-foi-et-la-raison_a21112

[4] https://www.saphirnews.com/Islam-conjuguer-la-foi-et-la-raison_a21112

https://blogs.mediapart.fr/fath-allah-meziane/blog/231020/pourquoi-sommes-nous-silencieux-0

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