À lire si vous ne savez pas quoi penser des vaccins COVID19


par Dominique Dupagne

Si je n’étais pas moi-même médecin, j’avoue que je serais bien en peine de me faire une opinion sur la vaccination COVID19 ! Entre les informations contradictoires et souvent inquiétantes qui circulent sur internet, les conflits d’intérêt des experts, les mensonges des autorités sanitaires et le souvenir de la vaccination contre la grippe A/H1N1 de 2009, il faut vraiment être d’un naturel confiant pour n’avoir aucune doute sur l’intérêt de cette vaccination !

Le but de cet article n’est pas de vous convaincre de vous vacciner. De toute façon, vous risquez de devoir “y passer” du fait des contraintes croissantes imposées aux non-vaccinés. Je souhaite juste vous donner des éléments pour vous aider à réfléchir, à vous faire votre propre opinion.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, il nous faut passer par une étape importante et indispensable : vous dire qui je suis !

Lorsque vous lisez une information sensible, la première question que vous devez vous poser est de savoir qui parle : quels sont ses liens d’intérêt financiers ou affectifs, ses compétences, son passé ? Répète-t-il ce qu’il a lu ailleurs sans avoir creusé le sujet ? Son point de vue est-il neutre ou sous influence ? Tant que vous n’avez pas la réponse à ces questions, je vous invite à n’accorder aucun crédit à ce que vous entendez ou lisez.

Je suis médecin généraliste, avec une formation scientifique complémentaire sur le médicament. J’ai exercé pendant 33 ans, tout en ayant une activité importante dans la communication santé : journaliste pour la revue Prescrire puis Que Choisir Santé en 1990-92, puis à France-Inter ou j’ai tenu une chronique médicale scientifique entre 2011 et 2019 dans l’émission la Tête au Carré. Entre 1992 et 1995, j’ai rédigé pour la société VIDAL la version grand-public de son dictionnaire professionnel sur les médicaments ; j’y suis toujours employé à mi-temps.

Je tiens ce blog (atoute.org) depuis 18 ans. J’y ai écrit 280 articles. J’ai également posté des dizaines de milliers de messages sur le forum atoute depuis 20 ans, en réponse aux questions des visiteurs.

Je n’ai pas de liens d’intérêt avec les industriels du médicament. Mon épouse a travaillé dans l’industrie pharmaceutique pendant 25 ans. Elle l’a quittée il y a 10 ans pour devenir gériatre.

Une partie importante de mon activité médiatique a consisté à dénoncer les liens d’intérêts des experts médicaux. Avec mes amis du FORMINDEP, nous avons mené en 2006 un recours devant le Conseil d’Etat pour exiger la mise en application de la Loi Kouchner qui imposait (et impose encore…) aux médecins s’exprimant dans les médias de mentionner leurs liens d’intérêt financiers.
J’ai soutenu mon amie Irène Frachon quand elle était attaquée sur les réseaux sociaux par les sbires de Servier.

Les inconditionnels de la vaccination ne m’aiment pas : je me suis prononcé contre l’obligation vaccinale. J’ai critiqué certains vaccins d’intérêt douteux comme le BCG ou celui contre la varicelle. J’ai longtemps été dubitatif sur l’intérêt des vaccins contre les virus du cancer du col de l’utérus. Je milite pour que l’on réserve la vaccination contre la grippe aux personnes très âgées ou très fragiles. Bref, je suis tout sauf un idolâtre des vaccins. Pour autant, je n’ai jamais remis en cause le principe de la vaccination, progrès thérapeutique absolument majeur : je ne suis pas un médecin “antivaccin”.

Pour ce qui est de la fiabilité de mes propos, je me suis peu trompé depuis 30 ans [1] et beaucoup de mes prises de positions qui ont pu paraître initialement exagérées ou trop polémiques sont désormais consensuelles. Je suis respecté par mes confrères, et notamment les plus scientifiques d’entre-eux. Leur seul reproche a été mon refus de condamner l’homéopathie que j’ai longtemps considérée comme une pratique magique mais utile et sans danger, et de ne pas être favorable à l’obligation vaccinale.
Vous en saurez plus en lisant ma notice Wikipedia.

Bref, je suis tout sauf un membre de l’Église de vaccinologie ou un nervi de Big Pharma ; ma parole est libre et je pense être qualifié pour parler des vaccins.

Je vais maintenant aborder les principales questions qui se posent habituellement sur les vaccins contre le SARS-CoV2 virus responsable de la maladie COVID19.

N’a-t-on pas commercialisé les vaccins COVID19 trop précipitamment ?

Les vaccins contre le SARS-CoV2 (le virus du COVID19) ont en effet été commercialisés avec une rapidité jamais vue. J’ai moi-même été inquiet face au faible recul sur les vaccins à ARN lors de leur commercialisation. Ils avaient déjà été testés sur des dizaines de milliers de volontaires, mais le recul restait limité à quelques mois. Mon inquiétude à disparu depuis que des centaines de millions de personnes ont reçu les vaccins à ARN (PFIZER et MODERNA) depuis un an sans problème majeur.

En fait, tout est lié à l’urgence : lorsqu’un vaccin combat une maladie infectieuse rare et déjà bien connue, il est nécessaire de prendre son temps, ne serait-ce que parce qu’il est difficile d’évaluer l’efficacité du vaccin du fait de la rareté des sujets infectés. Dans le cas des vaccins COVID19, la fréquence des contaminations a permis de faire en trois mois des études qui nécessitent habituellement deux à cinq ans.
Le grand nombre de sujets inclus dans les études précédant la commercialisation et la fréquence des contaminations a permis de démontrer très vite l’efficacité de ces vaccins et l’absence d’effets indésirables fréquents à court terme. Nous verrons plus loin ce qu’il en est du risque d’effets indésirables très rares ou tardifs.

Les vaccins anti-COVID19 sont-ils efficaces ?

C’est le sujet sur lequel il existe le moins de doute. Les vaccins à ARN ont montré une efficacité remarquable, divisant en moyenne par 10 le risque de présenter une maladie COVID19 symptomatique, et réduisant quasiment à zéro le risque de faire une forme grave de la maladie. Peu de vaccins ont montré une telle efficacité. À titre de comparaison, le vaccin contre la grippe réduit au maximum de 50% le risque de contracter cette maladie.

Le vaccin ASTRA-ZENECA semble un peu moins efficace pour prévenir l’infection COVID19, mais il protège bien contre les formes graves.

Aux USA, moins de 1% des décès COVID sont désormais observés chez des vaccinés, alors que les vaccinés représentent plus de 50% de la population. Si le vaccin était inefficace, on verrait autant de décès chez les vaccinés que chez les non-vaccinés. En Israël, une polémique est née du fait que de nombreux vaccinés sont contaminés par le dernier variant du virus, mais ce n’est pas cela qui compte : ce qui est important, c’est le taux de formes graves, et ces formes graves restent très rares chez les vaccinés.

La seule question qui fait débat concerne la durée de l’immunité conférée par ces vaccins. La réponse est simple : personne ne le sait ! Pour ce qui est des virus ayant muté (les variants), aucun pour l’instant ne résiste vraiment à l’immunité induite par la vaccination (y compris le variant delta), mais personne ne peut dire combien de temps cela va durer ! Il n’est pas du tout exclu que la protection conférée par le vaccin nécessite un ou plusieurs rappels, comme c’est le cas pour d’autres maladies virales.

Enfin, une dernière question reste sans réponse pour l’instant : le vaccin empêche-t-il la transmission du virus chez les sujets qui portent des virus malgré leur vaccination ? Je pense qu’on le saura bientôt, en espérant que la réponse soit positive, ce qui est quand même très probable.

Pourquoi ne pas laisser faire l’immunité naturelle ?

Cette question qui hérisse beaucoup de mes confrères n’est pas absurde. En effet, la maladie ne tue qu’une fois sur mille, ce qui est très peu pour une épidémie. De plus, la majorité des victimes sont fragiles ou âgées et les opposants au vaccin font remarquer que leur espérance de vie ne sera que peu modifiée si elles décèdent du COVID19, car elles seraient mortes de vieillesse ou d’autres maladies peu de temps après.

On aurait pu ne rien faire, comme ces sociétés primitives qui laissent mourir dans la forêt leurs handicapés et leurs vieux. On aurait pu laisser exploser les hôpitaux et les pompes funèbres, entasser les cadavres dans des chambres froides en attendant de pouvoir les enterrer. C’est un choix de société. Si c’est le vôtre, c’est votre droit. Ce n’est pas le mien, mais surtout, le problème est qu’il est difficile de l’imposer aux autres, surtout aux victimes potentielles.

D’aucuns répondent que les jeunes ont un risque infime de faire une forme grave et que les vacciner est sans intérêt. Ce serait vrai si ces jeunes ne fréquentaient aucun adulte. En pratique, c’est plutôt rare. Un jeune infecté par le SARS-CoV2 est un cheval de Troie pour le virus qui pourra ainsi contaminer le reste de sa famille. Il faut aussi prendre un compte un risque qui existe chez les jeunes : celui de “COVID long”. On ne meurt pas de la maladie, mais on met des mois à s’en remettre, c’est une épreuve qui laisse des traces et parfois même un handicap définitif.

Une autre option proposée serait de ne vacciner que les plus de 40 ans, pour les protéger individuellement, et laisser les jeunes se contaminer naturellement. Cela peut paraître logique, mais ça ne l’est pas forcément : la circulation du virus pourrait être favorisée, favorisant la diffusion de variants de plus en plus résistants au vaccin. De plus, et ce n’est pas de chance, les personnes âgées sont à la fois les plus fragiles face à la maladie, et la population sur laquelle le vaccin “prend” le plus mal. Même vaccinés, ces sujets âgés risqueraient de mourir si le virus continuait à circuler chez les jeunes. Pour autant, la décision de vacciner les adolescents n’est pas évidente. Les obliger à se vacciner pour avoir une vie sociale me paraît un sujet de débat plus qu’une évidence. (ce dernier paragraphe a été modifié depuis la publication initiale de l’article)

Les vaccins anti-COVID19 sont-ils dangereux à court terme ?

De nombreux évènements graves ont été signalés chez des personnes ayant reçu ces vaccins, mais pour qualifier ces évènements d’effets secondaires du vaccin, il faut pouvoir “imputer” cet évènement au vaccin : faire le lien de cause à effet avec l’injection. Deux éléments principaux permettent de faire ce lien :
- Soit un mécanisme identifié : il est évident qu’une réaction douloureuse au point d’injection est très probablement due au vaccin.
- Soit une fréquence anormalement élevée d’évènements chez les vaccinés par rapport à ceux survenant “normalement” chez des sujets non vaccinés.
Exemple : On constate 6 décès et 12 infarctus dans la semaine suivant l’injection chez 10000 sujets vaccinés de plus de 85 ans. Or, dans une population identique non vaccinée, il survient 7 décès et 10 infarctus. Il est alors impossible de dire que ces 6 décès ou ces 12 infarctus sont des conséquences du vaccin, puisque leur fréquence de survenue n’est pas significativement modifiée chez les vaccinés par rapport aux non-vaccinés.

C’est ce type de comparaison qui a permis de découvrir que le vaccin ASTRA-ZENECA augmente de façon certaine de le risque de thrombose cérébrale. Cette complication touche environ une personne vaccinée sur 100 000. C’est très peu, mais nettement plus que chez des sujets du même âge non vaccinés. Autant l’usage de ce vaccin pouvait paraître pertinent en période de pénurie de vaccins ARN, autant il est probable qu’il sera retiré du marché lorsque les quantités de vaccin ARN produites seront suffisantes pour vacciner tout ceux qui le souhaiteront.

Les vaccins à ARN (MODERNA, COMIRNATY), déjà utilisés chez des centaines de millions de sujets, sont à l’origine de fréquentes réactions douloureuses au point d’injection, de maux de tête, de douleurs musculaires, de “coups de fatigue” passagers, voire, beaucoup plus rarement, d’un état de faiblesse pouvant durer une semaine. Fréquent ne veut pas dire automatique. Beaucoup de vaccinés n’ont ressenti aucun symptôme. Des cas de myocardites et péricardites nécessitant une hospitalisation ont été observés à une fréquence anormalement élevée chez de jeunes vaccinés. Cela ne touche qu’un vacciné sur 100000, mais comme cela concerne surtout des sujets jeunes (moins de 40 ans) qui n’ont accès à la vaccination que depuis peu de temps, la fréquence de ces accidents pourrait augmenter. Cette fréquence est actuellement faible et ces problèmes cardiaques guérissent sans séquelles 4 fois sur 5, mais c’est une pierre dans le jardin de ceux qui prônent une vaccination systématique des sujets les plus jeunes, même si le rapport bénéfice risque du vaccin reste favorable chez les jeunes adultes.(paragraphe modifié depuis la publication initiale)

Que sait-on des risques à long terme des vaccins ARN ?

La réalité est que nous n’avons aucune certitude, et que nous n’en aurons pas avant plusieurs années.

La problématique autour des effets secondaires (des médicaments en général) est délicate.
On peut les classer en trois catégories :
- les effets secondaires survenant à court terme touchant au moins une personne sur mille : ils sont facilement détectés dans les études précédant la commercialisation.
- les effets secondaires rares touchant moins d’une personne sur dix mille. Ils sont rarement détectés dans les études avant commercialisation, mais se révèlent plus tard, lors d’un usage massif du médicament. C’est le cas pour le risque de thrombose cérébrale avec le vaccin ASTRA-ZENECA ou myocardite avec les vaccins ARN.
Pour mémoire, le vaccin contre la grippe A/H1N1 de 2009 a provoqué avec certitude de très rares cas de narcolepsie constatés après plus de 6 mois de vaccination intensive de la population européenne. De même, l’impact délétère du vaccin contre la dengue chez les enfants qui n’avaient jamais eu cette maladie a été détecté dès les études précédant sa commercialisation.
- Les effets secondaires tardifs, survenant longtemps après l’utilisation d’un médicament, et donc indétectables dans les études avant commercialisation ni dans les mois ou parfois les années suivant leur usage généralisé. L’exemple le plus connu est l’effet délétère du DISTILBENE sur la fertilité des filles de mères traitées par ce médicament pendant leur grossesse. ll a fallu une génération pour s’en rendre compte. Heureusement, à ce jour, aucun vaccin n’a été responsable d’effets secondaires tardifs, ce qui ne veut pas dire que c’est impossible.

En fait, la question que nous devons nous poser est la suivante : “le risque (hypothétique) d’effets secondaires tardifs graves justifie-t-il de renoncer au vaccin ou de retarder sa vaccination si l’on croit à son efficacité ?”. Et pour moi la réponse est simple : c’est non. Un tel effet indésirable tardif pour un vaccin n’a jamais été observé [2].

La probabilité d’effets indésirables tardifs pour les nouveaux vaccins à ARN n’est pas nulle, mais elle est proche de zéro. Vous devez donc mettre en balance deux risques :
- Celui de présenter dans quelques années un effet indésirable grave encore inconnu en vous vaccinant.
- Celui de faire un COVID grave, un covid long, une forme mortelle, ou de contaminer une personne fragile qui vous est chère.
Dans l’état actuel de nos connaissances, le deuxième risque est 100 à 1000 fois plus probable que le premier.

Est-il vrai que l’on a plus de risque d’avoir le COVID19 juste après avoir été vacciné ?

Il y a un fond de vrai dans cette affirmation. Lorsque nous sommes contaminés ou vaccinés, nous fabriquons des anticorps, c’est un des principes de l’immunité. Mais il existe un phénomène troublant : celui des “anticorps facilitants” qui ne protègent pas, bien au contraire, mais accélèrent la diffusion de l’infection ! Ils apparaissent brièvement après certaines infections

C’est peut-être une des raisons pour lesquelles des sujets exposés à des contaminations rapprochées font des formes plus graves de la maladie car ils se réinfectent pendant qu’ils fabriquent encore des anticorps facilitants (ce serait le cas des soignants chinois en début d’épidémie, qui n’avaient que des masques chirurgicaux peu protecteurs).

Un effet “anticorps facilitants” du même type pourrait sembler plausible avec les vaccins COVID19, mais en pratique, les études avant commercialisation montrent que cela n’arrive pas. Si le problème existait avec les vaccins COVID19 on constaterait dans les jours suivant la vaccination une augmentation du nombre de malades chez les vaccinés par rapport aux non-vaccinés. Ce n’est pas le cas, comme on le voit dans la courbe suivante. Elle montre le pourcentage de sujets vaccinés ayant contracté le COVID19 après vaccination, soit par le vrai vaccin PFIZER, soit par un vaccin placebo (inactif).

Comme vous le constatez, il n’y a aucune augmentation des contaminations chez ceux qui ont reçu le vaccin, par rapport à ceux qui ont eu le vaccin placebo, dans les jours qui suivent l’injection.

Ensuite, l’efficacité du vaccin apparaît dès le dixième jour après l’injection avec une réduction spectaculaire du nombre de contamination chez ceux qui ont reçu le vrai vaccin.

Donc, vous pouvez toujours vous isoler dans les jours qui suivent les injections si vous le souhaitez, mais absolument rien ne prouve que cette précaution soit nécessaire.

J’ai peur de me faire vacciner car j’ai déjà eu de mauvaises réactions à certains vaccins.

Je comprends très bien cette peur, mais une mauvaise réaction avec un autre vaccin ne présume pas de votre réaction face aux nouveaux vaccins, d’autant que les vaccins ARN ne contiennent pas d’aluminium, souvent mis en cause dans les réactions aux vaccins traditionnels. Personne de sérieux ne dit que la vaccination ne pose aucun problème, mais tous les gens sérieux disent à juste titre que les réactions possibles après vaccination ne peuvent être comparées à la violence du COVID19 symptomatique, même sans parler des formes graves.

La vaccination ne sert qu’à enrichir les labos !

C’est vrai et faux à la fois. C’est vrai que les laboratoires pharmaceutiques ne sont pas des sociétés philanthropiques et qu’elles cherchent avant tout (quoi qu’elles en disent) a rémunérer leurs actionnaires. Les laboratoires ayant produit des vaccins efficaces vont gagner beaucoup d’argent avec la vente de ces vaccins. Mais ce que beaucoup de gens ne savent pas, c’est que pour les gros laboratoires, le chiffre d’affaire de ces vaccins représente peu de choses par rapport à celui des autres médicaments : ceux qui traitent les maladies chroniques.

Le “bon médicament”, pour un laboratoire, c’est celui que des millions de malades prennent tous les jours, pendant des années, pour une maladie qui ne guérit pas et qui ne tue pas trop vite ! Ce sont les médicaments du diabète, de l’hypertension, de l’excès de cholestérol, de l’arthrose etc.

Le vaccin contient-il des nanoparticules dangereuses, des toxines ou des métaux lourds ?

On rentre dans le domaine de la pure légende. Non, les vaccins et notamment les vaccins à ARN ne risquent pas de vous intoxiquer. Ceux qui l’affirment sont des manipulateurs dangereux. Les images de téléphones ou d’aimants qui restent collés sur l’épaule des vaccinés sont des fakes.

En fait, en est encore dans le “vrai-faux” : par exemple, de nombreuses eaux minérales et eaux de source du commerce contiennent des taux infimes d’arsenic, car ce produit est naturellement présent dans l’environnement. Le taux est tellement faible que l’on parle de “traces”. Ces eaux n’ont bien sûr aucune toxicité car les traces d’arsenic sont trop faibles pour avoir un quelconque effet sur notre organisme. Il en est de même sur les légendes qui entourent la présence de métaux lourds ou de toxines dans les vaccins.

Les vaccins ARN risquent-ils de modifier mon ADN ? Pourrais-je avoir des enfants malformés ?

Tout le monde se souvient de cette phrase de Jeff Goldblum dans Jurassic Park I  : “La vie trouve toujours son chemin“, prédiction qui se vérifiera ensuite dans le film : l’artifice (carence en lysine) mis en place pour empêcher les dinosaures créés de se reproduire dans la nature ne fonctionnera pas, car la “Vie” réussira à contourner ce verrou chimique.

Ce souvenir peut être perturbant face aux scientifiques qui affirment l’impossibilité pour l’ARN viral du vaccin de s’intégrer dans notre ADN. Mon point de vue est qu’il ne s’agit pas d’une certitude absolue, car tout n’est pas prévisible et la “Vie” peut en effet réserver des surprises. En revanche, je sais que le nombre de conditions à remplir par cet ARN pour venir s’intégrer dans notre ADN est proche de celui de la chauve-souris enragée de Bigard qui voudrait pénétrer dans son appartement :

Donc, personne ne peut affirmer scientifiquement que c’est impossible, mais en pratique c’est aussi improbable que de mourir en recevant une météorite sur la tête en allant faire ses courses.

En conclusion

Voici donc les principaux éléments qui pourraient éclairer votre réflexion. J’espère avoir pu faciliter votre choix et soulager l’angoisse de beaucoup de français qui vont se vacciner faute de pouvoir faire autrement, en craignant beaucoup pour les conséquences de cette vaccination. Je ne méconnais pas les interrogations scientifiques qui restent en suspens, mais je pense vraiment que crainte n’est pas assez justifiée pour renoncer à la protection du vaccin.

Note importante Cet article a été mis à jour le 19/7 : prise en compte des péricardites/myocardites comme effets indésirables certains des vaccins ARN et non plus “à confirmer”, avec comme conséquence un doute sur la pertinence d’une vaccination massive des adolescents et adultes de moins de 30 ans malgré la rareté de ces accidents.


[1] Sur 281 articles, je me suis trompé deux fois : J’ai prédit à tort en 2005 la survenue d’une grippe aviaire et incité les gens à stocker des masques et des gants… J’ai aussi prédit la fin de la deuxième vague COVID19 en septembre 2020…

[2] On a vu des effets indésirables survenir plus d’un an après d’autres vaccins chez certains patients, mais ces mêmes effets indésirables avaient déjà été détectés dans les mois suivant la vaccination chez d’autres patients vaccinés. On n’a jamais vu des effets indésirables survenir plus d’un an après la vaccination sans jamais s’être manifestés plus tôt. Je précise cela pour ceux qui citent la narcolepsie comme exemple d’effet indésirable tardif pour le vaccin contre la grippe H1N1. C’est un mauvais exemple car cette narcolepsie (très rare) est apparue en quelques mois chez certains patients. Ce n’était donc pas un effet indésirable tardif, mais un effet indésirable pouvant apparaître tardivement chez certains patients, ce qui est très différent. Un an après la diffusion de ce vaccin, on savait déjà qu’il y avait un risque.

https://www.atoute.org/n/article401.html#nh1

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