L’usine nippo-française de Rokkasho : encore plus ridicule que l’EPR…

L’usine nucléaire de Rokkasho en mai 2020


Il était bien temps de se poser quelques questions sur la nécessité (même du point de vue pronucléaire) pour le Japon de disposer d’une usine de retraitement comparable à celle de La Hague en France. En effet, la construction de ce machin a commencé… en 1993 !

Près de trente ans plus tard, il apparaît (même du point de vue pronucléaire !) parfaitement inutile de récupérer le plutonium présent dans les combustibles nucléaires usagés : à peine 4 réacteurs peuvent être alimentés par du MOX (combustible constitué d’uranium et de plutonium) et par ailleurs la Japon doit respecter ses engagements contre la prolifération nucléaire et ne doit pas stocker de plutonium.

De toute façon, comme toujours lorsque Areva est de la partie, personne ne sait si l’installation pourra être un jour mise en service. Et si c’est le cas, elle sera déjà totalement obsolète. En tout cas, le retard pris est tel que cela fait presque passer les chantiers EPR de Finlande et Flamanville pour des exemples de ponctualité !




…mais l’EPR continue imperturbablement à se ridiculiser !


TVO annonce un nouveau retard de près d’un an pour l’EPR finlandaisAFP, 28 août 2020 : https://cutt.ly/PfhmNlA

Tous les EPR concernés par une défaillance de l’EPR finlandaisJournal de l’énergie, 2 juin 2020 : https://bit.ly/3lgmXhkNucléaire : la Cour des comptes éreinte l’EPRLe Monde, 9 juillet 2020 : https://cutt.ly/BfhWhClBruno Le Maire n’exclut pas de nouveaux EPR malgré le fiasco de FlamanvilleAFP, 30 juin 2020 : https://cutt.ly/Gff3GNW

L’EPR Finlandais est presque terminé… depuis des années !


C’est devenu un incontournable de notre revue de presse : de nouveaux retards sur les chantiers EPR. Cette fois, c’est l’EPR Finlandais qui prend d’un coup un an de retard en plus : la production d’électricité est désormais annoncée pour février 2022, soit 13 ans de retard pour 17 ans de chantier. L’explication donnée est fumeuse : “des problèmes de lenteur des tests du système, des problèmes techniques qui ont été identifiés lors des tests et l’augmentation de la quantité de travail de maintenance causée par le retard du projet”. Voilà maintenant que le nouveau retard est causé par… le retard déjà accumulé !

Et ce n’est pas fini : le Journal de l’énergie signale que “dans le réacteur nucléaire EPR d’Olkiluoto, en Finlande, lors d’un test, une fuite s’est produite sur une soupape de sûreté, un équipement qui protège le circuit primaire, dans lequel est immergé le combustible nucléaire”.

Inutile de préciser que c’est une affaire grave, d’autant que cette faiblesse concerne potentiellement tous les EPR, et donc celui de Flamanville. Comme d’habitude, EDF annonce sans rire que ce “petit problème” ne retardera pas la mise en service de l’EPR prévue en 2023. Il en est ainsi depuis le début du chantier en décembre2007, pour une mise en service fixée initialement à 2012…

Entre temps, la Cour des comptes a fait le point du désastre financier en cours : selon les calculs des magistrats, le coût total du chantier du réacteur de Flamanville s’élève à 19,1 milliards d’euros, et non 12,4 milliards, comme annoncé par EDF. Une petite erreur de 7 milliards, et même de 16 milliards si l’on veut bien se souvenir que le machin devait coûter seulement 3 milliards au départ.

Face à ce désastre, le ridicule ministre de l’économie Bruno Le Maire (qui a tenté sa chance à la primaire présidentielle de droite sous le slogan “Bruno le renouveau”) envisage… d’autres chantiers EPR ! Les abonnés d’EDF et les contribuables n’ont pas fini de payer les âneries des dirigeants politiques et industriels…



Iter (fusion nucléaire) franchit encore une “étape décisive”, quel talent !


Étape majeure pour le projet de fusion nucléaire ITERTechnique de l’ingénieur, 10 juin 2020 : https://bit.ly/2Qoeydn


Iter aura au moins réussi une chose : défigurer la Provence !


Vous le savez si vous lisez régulièrement nos publications, cela fait 50 ans que les chercheurs franchissent des “étapes décisives” vers la prétendue maîtrise de la fusion nucléaire. Dans nos archives, nous avons par exemple une annonce triomphale du journal Le Monde qui clame le 12 novembre 1991 que “Les Européens franchissent un pas décisif dans la fusion thermonucléaire“.

Et encore, nous vous passons les nombreux articles du même journal annonçant la maîtrise de la fusion nucléaire “à froid”, une blague du niveau de la pierre philosophale ou de la machine à remonter le temps…

L’article de Techniques de l’ingénieur de cet été, tout en emphase, finit par reconnaître que, ainsi que nous l’expliquons consciencieusement depuis 15 ans, Iter ne produira jamais la moindre électricité. D’ailleurs, vers 2050 (autant dire vers 2080 quand on connaît les délais des nucléocrates), c’est une autre installation qui est supposée démontrer – elle porte déjà le nom de DEMO sans même exister – la “faisabilité” de la production d’électricité par la fusion nucléaire.

Rappelons que l’objectif d’Iter est seulement de maintenir un plasma de fusion nucléaire pendant 400 secondes, sans savoir comment tenir plus longtemps ni même comment récupérer une part l’énergie mise en jeu.

Et dire que ce programme ruineux est “justifié” par la production d’une énergie “décarbonnée” permettant de “lutter contre le changement climatique”. Ce dernier a donc tout son temps pour faire son effet (de serre)…

Notons enfin que, si par extraordinaire la fusion nucléaire fonctionnait un jour, elle ne réglerait en rien les problèmes de l’humanité, bien au contraire : extrêmement centralisée, détenue par les pays riches, elle ne servirait qu’à mettre les pays pauvres sous tutelle, à supposer que l’on puisse acheminer l’électricité jusqu’à eux sur des milliers de kilomètres.

La fusion nucléaire est un mirage qui n’apportera jamais rien dans le futur, mais qui coûte extrêmement cher… et rapporte donc aujourd’hui beaucoup d’argent aux profiteurs habituels : voyous du BTP, CEA, etc.

Elle permet aussi aux politiciens de faire croire qu’ils font quelque chose et de faire des déclarations stupides comme le député Pierre Lellouche (UMP) en mai 2005 : “Avec ITER, la France sera l’Arabie saoudite de la deuxième moitié du 21ème siècle“. Record battu.



Déchets radioactifs : le lobby nucléaire s’achète des gendarmes !

À Bure, l’agence des déchets nucléaires se paie des gendarmesReporterre et Médiapart, 5 juin 2020 : https://bit.ly/3htOCsQ
Cellule Déméter : la gendarmerie au service l’agriculture productivisteReporterre, 22 février 2020 : https://cutt.ly/CfsKoZS

Les gendarmes transformés en miliciens au service des industriels


Pendant longtemps, les activistes (antinucléaires et autres) étaient plus ou moins discrètement surveillés par les RG, les gendarmes et la police, dans le but affiché de “prévenir tout trouble à l’ordre public“.

Il serait naïf de croire que cette surveillance – accompagnée d’infiltrations des mouvements – n’avait pas aussi pour objectif de déstabiliser les opposants et de favoriser ainsi les desseins des dirigeants industriels et politiques.

Mais ce qui est nouveau aujourd’hui, c’est que cette partialité n’est plus clandestine et fait carrément l’objet d’accords officiels. C’est ainsi qu’une convention a été signée en 2018 entre la gendarmerie nationale et l’Andra, l’agence chargée de l’enfouissement des déchets nucléaires, qui a payé des dizaines de millions d’euros pour assurer, via des gendarmes, la surveillance des habitants et activistes.

Voilà qui n’est pas sans rappeler la mise en place dans la gendarmerie de la “cellule Déméter” chargée en toute simplicité de traquer les opposants à l’idéologie de la mafia productiviste, autour de la répugnante FNSEA dont les séides ont bien souvent détruit préfectures voire ministères sans jamais être inquiétés. Ce sont pourtant ces énergumènes qui devraient être surveillés par la gendarmerie et empêchés d’empoisonner la nature et la population…

Les “forces de l’ordre” sont donc à vendre, comme de simples milices privées au service d’intérêts mafieux. On croit rêver…



Fessenheim enfin fermée !

Après l’arrêt définitif de la centrale de Fessenheim, beaucoup de questions subsistent
Reporterre, 29 juin 2020 : https://cutt.ly/lff3UDD


Arrêt de la centrale de Fessenheim : le début de la fin du nucléaire ?Consoglobe, 22 juillet 2020 : https://cutt.ly/xfhFmQsFessenheim, symbole de la politique énergétique françaiseLe Monde, 16 juillet 2020 : https://cutt.ly/KfhFMmo

En faillite, EDF doit fermer des centrales pour essayer de survivre…


Ouf ! Promise par Hollande pour la fin de son mandat (2017), la fermeture définitive de la centrale de Fessehneim a enfin eu lieu, avec plus de 3 ans de retard. Les commentateurs, analystes et éditorialistes s’en donnent à coeur joie, évoquant une décision “absurde” qui aurait été accordée par Hollande aux écologistes pour de vulgaires raisons électorales.

En réalité, le pouvoir politique et les dirigeants d’EDF – qui font semblant de s’opposer aux fermetures de centrales – savent que l’argent n’est pas disponible pour continuer à entretenir un parc nucléaire insensé de 58 réacteurs. Sans Fessenheim, il en reste encore 56, et une douzaine d’autres doivent officiellement fermer d’ici 2035.

En effet, EDF est en quasi faillite, plombée par ses investissements hasardeux à l’étranger (par exemple aux USA où les français ont investi massivement pour construire de “nombreux” réacteurs… qui n’ont jamais vu le jour), par le chantier de l’EPR de Flamanville et celui de Grande-Bretagne, par ses charges pour le démantèlement des réacteurs et pour les déchets radioactifs, et par les investissements incontournables pour essayer de prolonger la vie des réacteurs actuels.

Voilà pourquoi le très pronucléaire Macron assume la promesse de son prédécesseur (qu’il pouvait facilement annuler s’il l’avait souhaité) et pourquoi EDF doit se résoudre à fermer des centrales : pas pour des raisons écologiques mais, bien au contraire, pour essayer de sauver une partie du parc nucléaire en concentrant les derniers subsides disponibles sur les réacteurs les moins délabrés…




EDF en route vers la faillite


Les 12 travaux d’EDFL’Usine nouvelle, 18 juin 2020 : https://cutt.ly/efsJMHMAprès Huawei, le nucléaire britannique prochaine source de tensions avec la Chine ?AFP, 21 aôut 2020 : https://bit.ly/3lco1TbNucléaire : EDF inquiété par les tensions entre la Chine et le Royaume-UniLes Echos, 15 juin 2020 : https://cutt.ly/IfsLVx7

La télévision d’Etat prépare l’opinion au renflouement d’EDF…


Ce n’est pas un organisme anti-nucléaire mais bien le magazine pro-industrie “Usine nouvelle” qui le dit, EDF est dans une situation inextricable : “Démantèlement des réacteurs fermés, maintenance des centrales, perte de compétences, manque de rigueur industrielle, nouveau nucléaire, transition énergétique… EDF est confronté à douze grands défis“.

Même le PDG de Total, peu connu pour être un grand écolo, ne croit pas à l’atome : “Il est devenu assez facile de comparer l’efficacité économique de la filière nucléaire avec celle de l’éolien offshore, par exemple. Et les études que nous avons menées nous confortent dans notre choix pour produire de l’électricité : celui des énergies renouvelables.”

Les seuls espoirs de développement d’EDF se situent en Grande-Bretagne… à condition que les Chinois mettent des milliards sur la table. Or, justement, le torchon brûle entre Londres et Pékin, sur fond d’espionnage industriel et de risque de main mise sur l’industrie britannique. Le carrosse nucléaire d’EDF risque à tout instant de se changer en citrouille !




Les suites de la faillite d’Areva : corruption et compagnie…

Vends équipements pour usine nucléaire, jamais servi
Les Echos, 21 juin 2020 : https://cutt.ly/CfsL3la
Areva et l’argent de l’affaire UraMin : corruption en Chine ?Le Média, 7 août 2020 : https://cutt.ly/RfsZsxr



Uramin, une des plus grosses affaires de corruption d’Areva



Plusieurs années après avoir fait faillite, avoir été dépecée puis renommée Orano, l’ex “géant du nucléaire” Areva n’en finit plus de se décomposer. Les milliards gaspillés par Mme Lauvergeon pour fabriquer des réacteurs aux USA se sont envolés, il reste même à solder un projet d’usine de combustible Mox, dont les pièces sont bradées aux enchères


Dans “L’homme qui en savait beaucoup trop“, le livre de Marc Eichinger, la question est posée : “Comment Areva aurait-elle pu sortir une somme de 260 millions de dollars de sa caisse sans que cela ne se voie ?” Il a fallu que pas mal de gens fassent bien attention à regarder ailleurs au moment où Mme Lauvergeon a tenté de corrompre de potentiels acheteurs de réacteurs EPR (car autrement elle savait qu’elle n’en vendrait aucun).


La vérité éclatera-t-elle un jour ? La justice est lancée dans une incroyable course de lenteur. Quand on voit que c’est à 93 ans (car il n’a pas eu la bonne idée de mourir avant) que comparait l’ancien premier ministre Balladur pour le financement criminel de sa campagne présidentielle de 1995, et que Mme Lauvergeon n’a que 61 ans, il va falloir être encore très patient !




Le changement climatique s’attaque au nucléaire (et non l’inverse)


Nucléaire : la centrale de Chooz mise à l’arrêt à cause de la chaleurLe Monde, 24 août 2020 : https://bit.ly/3leBU3qEDF va réduire la production du réacteur St Alban 2 en raison du bas débit du Rhône.Montelnews 27 août 2020 : https://cutt.ly/YffGB41Canicule : la centrale de Cattenom interdit le lac du Mirgenbach au publicFrance3, 6 août 2020 : https://cutt.ly/lfhOh2TLa centrale nucléaire de Golfech à l’arrêt à cause de la caniculeAFP, 12 août 2020 : https://cutt.ly/1fhOOV0Canicules : le nucléaire peut-il assurer un approvisionnement énergétique sûr ?Révolution énergétique, 17 août 2020 : https://cutt.ly/cfsSdED

C’était déjà le principal axe de propagande de Mme Lauvergeon lorsqu’elle dirigeait Areva dans les années 2000. Aujourd’hui à nouveau, le lobby tente de faire croire que le nucléaire “permet de lutter contre le changement climatique“. Or, la vérité est totalement inverse : c’est bel et bien le changement climatique qui s’en prend aux centrales !

Tous les étés désormais, EDF doit diminuer le fonctionnement de plusieurs centrales et carrément en arrêter certaines. En cause : plus assez d’eau dans les rivières, ou du moins pour que la faune et la flore puisse survivre aux rejets d’eau chaude des centrales.

C’est que les réacteurs nucléaires nécessitent beaucoup d’eau pour être refroidis et, plus les sécheresses et canicules se multiplient, plus ce refroidissement est difficile, voire impossible. Et, bien sûr, cela ne va pas aller en s’arrangeant ! Voilà une raison supplémentaire pour laquelle le nucléaire n’a pas d’avenir sur Terre…



Le Coronavirus s’attaque au nucléaire

Coronavirus : 23 cas confirmés à la centrale nucléaire de Belleville
AFP, 10 juillet 2020 : https://cutt.ly/sflTuKd 

Coronavirus : EDF résilie les contrats de trois fournisseurs d’électricité, dont Total
Les Echos, 2 juin 2020 : https://bit.ly/3ld97fE
Coronavirus : EDF, dans le rouge, annonce un vaste plan d’économiesLe Monde, 30 juillet 2020 : https://cutt.ly/SfhI835

Le nucléaire avance masqué !


Sous les ricanements des atomistes, les antinucléaires avaient évoqué depuis fort longtemps l’hypothèse d’une épidémie qui mettrait en cause la conduite des centrales et ferait courir le risque d’une catastrophe.

Finalement, cette éventualité a été frôlée lors de la période de confinement due au Covid. Comme toujours, on ne saura probablement jamais la vérité, mais il semble que la situation ait été très tendue dans plusieurs centrales.

L’accident nucléaire n’a donc pas eu lieu mais, pour autant, l’affaire du coronavirus et de ses avatars (confinement et cie) a de réelles conséquences sur le nucléaire. La consommation d’électricité a brutalement chuté et est loin d’avoir retrouvé son niveau habituel malgré le déconfinement.

Du coup, EDF se retrouve avec d’immenses quantités d’électricité dont personne ne veut, et il faut stopper des centrales, ce qui est ruineux, d’où l’annonce d’un grand plan d’économies, cessions d’actifs, non renouvellement des départs en retraite, etc.

Pire, les retards pris par diverses opérations de maintenance vont avoir des conséquences sur le fonctionnement du parc nucléaire d’EDF pendant plusieurs années. Un pas de plus vers la faillite…




Les terminaux méthaniers s’attaquent au nucléaire !
La centrale de Gravelines mise en danger par le terminal méthanier de DunkerqueLe Monde, 10 juin 2020 : https://bit.ly/3j4HkvO


Inouï : le terminal méthanier a été construit là… par EDF !


Début juin, n’écoutant que son intrépidité, l’ASN (prétendue “Autorité” de prétendue “sûreté” nucléaire) a mis EDF en demeure de réaliser des travaux afin d’éviter une rupture de refroidissement, et donc une fusion des cœurs comme à Fukushima, au cas où se produirait une explosion dans le terminal méthanier géant qui a ouvert en 2017 à côté de la centrale.

Or, tenez-vous bien, c’est précisément EDF qui a eu l’idée lumineuse – ou plutôt explosive – de construire ce terminal à cet endroit, avant d’ailleurs de le revendre en 2018 en faisant une belle plus-value.

L’ASN, avec sa prétendue “autorité”, n’a pas pensé à exiger les dits travaux avant la mise en service du terminal, et encore moins pensé à interdire à EDF de construire cette véritable bombe juste à côté de la centrale. On croit rêver…




Le feu s’attaque au nucléaire (civil et militaire)


Incendie à la centrale nucléaire du Blayais : que s’est-il passé ?Sud-Ouest, 23 juin 2020 : https://cutt.ly/tfsLkRXIncendie à bord du sous-marin nucléaire « Perle » à ToulonAFP, 12 juin 2020 : https://cutt.ly/HfsLTpA

Incendie du sous-marin nucléaire Perle : fumées non toxiques… selon les autorités !


Comme de vulgaires compteurs Linky, les installations nucléaires prennent parfois feu ! Ainsi, un incendie s’est produit mardi 23 juin à la centrale du Blayais (Gironde) au niveau du transformateur principal, lequel permet notamment “l’alimentation des équipements assurant les fonctions de sûreté requises lors d’une situation incidentelle ou accidentelle sur l’installation“. Soyez rassurés, tout s’est bien terminé… jusqu’au jour où ça se finira mal !


Le 12 juin, c’est à bord du Perle, un sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) en cours de révision à la base navale de Toulon, que s’est produit un incendie “faisant craindre d’importants dégâts, possiblement irrémédiables, pour ce bâtiment stratégique de la marine française” raconte l’AFP, bien soucieuse de l’état des armements nucléaires.


Une partie de la population toulonnaise a respiré les fumées émises par cet incendie mais, quelle chance (comme lors de l’incendie de l’usine Lubrizol), elles n’étaient “absolument pas nocives“… selon les autorités ! Et on peut les croire sur parole…





La première centrale nucléaire arabe : une erreur historique


Centrale nucléaire arabe : le mauvais réacteur au mauvais endroit au mauvais moment !Aljazeera, 15 juillet 2020 : https://cutt.ly/bfhPCvPRecord bas aux enchères solaires du Portugal : EUR 11,14/MWhMontelnews, 27 août 2020 : https://cutt.ly/Cff2FzX

Les Sud-Coréens ont emporté ce marché absurde devant Areva…


C’est une (vaine) lueur d’espoir dans le ciel si noir de l’industrie nucléaire : un nouveau membre est entré dans le cercle des pays nucléarisés : les Émirats arabes unis, et plus précisément Abou Dabi.

Rappelez-vous : en 2008, ce pays lance un appel d’offre pour la construction de 4 réacteurs et, bien sûr, les français se précipitent dans le cadre d’une “équipe” comprenant Areva, Total et Gdf-Suez, sûrs de gagner.

Mais, finalement, ce sont les Sud-Coréens qui emportent le morceau, à la grande fureur de Mme Lauvergeon qui dénoncera un “nucléaire low cost” : il est vrai qu’elle s’y entend pour un nucléaire très cher, et même ruineux !
Douze ans plus tard, le premier réacteur est terminé et commence à fonctionner. Mais, comme expliqué par l’expert international Paul Dorfman, c’est “le mauvais réacteur au mauvais endroit au mauvais moment !“.

Il y a d’abord les graves risques géopolitique dans cette région du monde, avec la possibilité pour des pays ennemis ou des terroristes d’attaquer cette centrale. Mais il y a aussi la question économique : comme le montre par exemple le record vers le bas atteint au Portugal, le coût de l’électricité solaire n’en finit plus de baisser à toute vitesse.

Autant dire que, dans un pays gorgé de soleil comme les Émirats, la production d’électricité nucléaire est d’ores et déjà une hérésie économique. Heureusement que l’incompétence de Mme Lauvergeon a évité pour une fois à la France atomique de se retrouver mêlée à ce qui promet d’être assez rapidement un véritable flop…




L’industrie nucléaire est en perdition
L’AIE alerte sur un « énorme déclin » du parc nucléaireNucnet, 25 juin 2020 : https://cutt.ly/zff9pfPLa centrale nucléaire écossaise d’EDF va fermer définitivement suite à des problèmesTheGuardian, 27 août 2020 : https://cutt.ly/2ffHiEkEndommagée par une tempête, la centrale nucléaire de Duane Arnold (USA) va fermer définitivementWNIRS, 26 août 2020 : https://cutt.ly/gffHnBXSeuls deux réacteurs belges sur sept peuvent être prolongés – rapportMontelnews, 23 juin 2020 : https://cutt.ly/Tff2B3Z

Pour finir, quelques exemples de centrales qui doivent fermer beaucoup plus tôt que prévu. Ainsi, c’est ballot, EDF a investi 220 millions d’euros dans son antique centrale nucléaire écossaise de Hunterston (en service depuis 1976 !) mais va devoir finalement l’arrêter très vite, et définitivement, son état étant encore plus délabré que prévu.

Par ailleurs, la majorité de réacteurs belges ne pourront voir leur durée de vie prolongé.

Ce phénomène ne va cesser de s’accélérer dans tous les pays nucléarisés : des dizaines de réacteurs vont fermer définitivement dans les années à venir. D’ailleurs, dans un rapport désespéré, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) avertit que le nombre de réacteurs nucléaires dans l’Union européenne pourrait passer de 126 à 37 d’ici 2030, c’est à dire demain matin. Un véritable effondrement que rien ne semble pouvoir empêcher, pas même les geignements de l’AIE…

www.observatoire-du-nucleaire.org

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