À peine élu·es à la Métropole, les vice-président·es de Bruno Bernard s’augmentent de 35%

Spectacle politique

Publié le 30 juillet 2020

Pour conserver leur train de vie de cadres, les nouveaux élu·es ont décidé de gonfler leurs revenus à 3000 € nets mensuels, un minimum pour se consacrer à leur mandat prétendent-ils. Le minimum de décence semble lui ne pas exister.

C’est l’une des toutes premières décisions votées par les nouveaux responsables du Grand Lyon lors du second conseil métropolitain du mandat Bernard (lundi 27 juillet). Les indemnités des vice-président·es vont augmenter de 1000 euros bruts mensuels, passant de 2811 à 3811 € (soit environ 3000 € nets par mois).

Les élu·es Verts et socialistes défendent leur décision en expliquant que les indemnités du président restent stables (Bernard percevra toujours 5000 € bruts mensuels) et que les indemnités des 43 autres membres de la commission permanente diminuent d’environ 500 €. Surtout, ils et elles indiquent que cette somme doit permettre aux nouve·lles élu·es de se consacrer à plein temps à leur mandat, sous-entendant de la sorte que cela n’aurait pas été le cas s’ils et elles s’étaient contenté·es de 2200 € nets (2811 € bruts).

Une fois de plus, la rupture avec l’équipe dirigeante précédente est difficile à percevoir. En 2015, en effet, Collomb et ses camarades s’étaient augmenté·es de 20% sitôt élu·es. En 2020, seul·es les vice-président·es sont concerné·es, mais l’augmentation atteint 35%!

La composition sociologique de la nouvelle majorité, peu éloignée de la précédente si ce n’est qu’il n’y a plus de retraité·es, explique en grande partie ce réflexe : une fois élu·e, et alors qu’il faut parfois renoncer à tout ou partie de son salaire, il s’agit de maintenir un train de vie de cadre. Médiacités a fait les calculs : 67% des conseiller·es métropolitain·es occupent des fonctions de cadres ou une profession intellectuelle supérieure (4,6 fois plus que dans l’ensemble de la population du Grand Lyon!), 25% une profession intermédiaire, 7% sont artisan·es, commerçant·es ou chef·fes d’entreprise. Un ouvrier est élu, aucun·e employé·e ne siège.

Alors que la crise économique couve, cette augmentation est évidemment indécente. Mais que fallait-il attendre de Bernard, le petit patron, et de sa clique de cadres?

Les écologistes atteré·es Des Verts à moitié vides. Portraits des gagnants des élections à la Métropole et à la Ville de Lyon Des listes « ni de droite, ni de gauche », menées par des cadres et des chefs d’entreprises et comptant surtout des candidat·es « issu·es de la société civile », ça ne vous rappelle rien ? C’était exactement le pitch d’En Marche en 2017. C’est aussi le mantra des écolos qui prennent le pouvoir à la fois à la (…) 2 juillet

PS:

Notons que le Maire de Lyon, Grégory Doucet, a pris la décision inverse en baissant son salaire de 1000 €. Dans le même temps, il a aussi annoncé vouloir expérimenter la vidéo-détection de délit. On en reparlera…

https://rebellyon.info/A-peine-elu-es-a-la-Metropole-les-vice-22505

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.