“Si les gens qui meurent étaient des Blancs, la terre entière tremblerait”

Il ne suffit pas de vouloir faire la chasse aux passeurs, si par ailleurs rien n’est fait pour tarir la source de ces exodes! Le néo-colonialisme économique, principalement occidental et maintenant aussi chinois, ne permet pas aux populations de recevoir, en retour de l’exploitation de leurs ressources, une part des bénéfices générés. Tant que ces multinationales pillerons tous ces pays en maintenant des gouvernements fantoches au pouvoir, la méditerranée continuera d’être le cimetière du capitalisme et les plages de la grande bleu ressembleront à ça…
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27 avril 2015 Laisser un commentaire Par Schlomo
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1 700 migrants ont perdu la vie en deux semaines en Méditerranée. Selon le Haut-commissariat aux réfugiés, 35 000 migrants sont arrivés par bateau dans le sud de l’Europe depuis le début de l’année. Fatou Diome, auteure du livre Impossible de grandir publié en 2013, était l’invitée vendredi 24 avril de Ce soir (ou jamais) ! sur France 2. Indignée par le silence de l’Union européenne (UE) et celui de l’Union africaine (UA), elle a levé la voix pour dénoncer la situation des migrants en Méditerranée.
«Les gens, là, qui meurent sur les plages, et je mesure mes mots, si c’étaient des Blancs, la terre entière serait en train de trembler. Ce sont des Noirs et des Arabes, alors eux, quand ils meurent, ça coûte moins cher», lance-t-elle, furieuse. L’écrivaine franco-sénégalaise dénonce avec force l’«hypocrisie» européenne. «Si on voulait sauver les gens dans l’Atlantique, dans la Méditerranée, on le ferait, parce que les moyens qu’on a mis pour Frontex, on aurait pu les utiliser pour sauver les gens. Mais on attend qu’ils meurent d’abord. C’est à croire que le «laisser mourir» est même un outil dissuasif. Et je vais vous dire une chose : ça ne dissuade personne, parce que quelqu’un qui part et qui envisage l’éventualité d’un échec, celui-là peut trouver le péril absurde, et donc l’éviter. Mais celui qui part pour la survie, qui considère que la vie qu’il a à perdre ne vaut rien, celui-là, sa force est inouïe parce qu’il n’a pas peur de la mort.»
«On ne peut pas trier les gens, avec les étrangers utiles et les étrangers néfastes», a-t-elle encore insisté. «Quand ils [les Européens] trouvent que mon cerveau est convenable, là ils l’utilisent. Par contre, ils sont embêtés à l’idée d’avoir mon frère, qui n’est pas aussi diplômé que moi.» Et de conclure : «On sera riche ensemble, ou on va se noyer tous ensemble.» La démonstration laisse sans voix les autres intervenants.

(27-04-2015 – Avec les agences de presse)

http://assawra.blogspot.fr/2015/04/fatou-diome-si-les-gens-qui-meurent.html

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