2000 débats : Echos du SGLCE

5 mars 2015

Mardi 3 mars se tenait un des premiers débats promis par la direction confédérale (pas de congrès extraordinaire mais une préparation extraordinaire du 51° congrès…). Colette DUYNSLAEGER, nouvelle administratrice de la confédération et encore secrétaire de la fédération des activités postales venait donc à la rencontre d’une quarantaine de militants du Syndicat Général du Livre et de la Communication Ecrite – Le Livre en région parisienne soit 2 000 adhérents convoqués en urgence.

Après une brève introduction assez terne, la camarade Colette a écouté la litanie des reproches de syndicalistes rassemblés… par un même mécontentement !

Objectifs revendicatifs au rabais, absence d’impulsion du mouvement de 2010 pour les retraites, absence de travail pour fédérer les luttes, absence de réponse de la confédération durant le long conflit Presstalis, soumission aux calendriers de négociation du Medef, attentisme derrière la CFDT… Ou encore comme le dit un un camarade : on devait rentrer à la CES pour gauchir le syndicalisme européen et c’est la CES qui a droitisé le syndicalisme CGT.

Sur le rapport au politique, des camarades ont défendu l’inscription de la CGT dans des structures unitaires avec associations et partis pour favoriser les mobilisations quand d’autres, sans être hostiles, étaient inquiets que ces rapprochements n’aboutissent à une nouvelle forme de soumission syndicale aux échéances électorales comme on l’a déjà vécu dans les années 1970 et 1980. Mais tous étaient d’accord pour demander que la CGT soit porteuse non seulement de la défense des intérêts immédiats des salariés mais aussi porteuse d’une vision, d’un projet de transformation de la société qui rompe avec le capitalisme, un projet d’émancipation que chacun appellera à sa façon : socialisme, communisme, anarchisme, autogestion… dans le respect de la pluralité des approches.

Un camarade dit qu’il craignait un tournant à gauche qui resterait purement verbal. Et précisait : Quand Martinez évoque les 32h, il doit évoquer en même temps le mois de grève générale qui sera nécessaire pour arracher une telle revendication sinon on trompe les travailleurs.

Deux heures plus tard la camarade Colette s’éclipsait rapidement sans participer au pot fraternel mais en promettant qu’il y aurait un retour des 2 000 débats. Pour être franc, si les camarades étaient satisfaits d’avoir pu “vider leur sac”, ils étaient néanmoins très dubitatifs sur la prise en compte de leur opinion.

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