France. Coup dur pour les proches d’Ali ZIRI : la cour d’appel confirme le non lieu vendredi 12 décembre 2014

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Coup dur pour les proches d’Ali ZIRI : la cour d’appel confirme le non lieu
Ali ZIRI, 69 ans, mort dans un commissariat d’Argenteuil, en juin 2009.

Les proches d’Ali Ziri sont sonnés. Ils ne s’attendaient pas du tout à la décision de la cour d’appel de Rennes. Celle-ci a décidé aujourd’hui, vendredi 12 décembre, de s’opposer à la décision du parquet, qui avait annulé le non lieu en février dernier.

Ali Ziri avait 69 ans. Il était à la retraite et il est mort dans un commissariat d’Argenteuil (95), après un contrôle de police, en juin 2009, dans des circonstances plus que douteuses. La Cour de cassation avait relancé en février les espoirs des proches d’Ali Ziri, en annulant donc le non-lieu rendu dans cette affaire.

Une position relayée par le parquet général de Rennes, qui s’était prononcé à la mi-novembre pour une relance de l’enquête. Mais la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes, où le dossier a été dépaysé depuis la décision de la Cour de cassation, a finalement décidé de s’opposer au parquet, vendredi, en confirmant l’ordonnance de non-lieu rendue en 2012 dans cette affaire.

Tout avait commencé le soir du 9 juin 2009, Ali Ziri est interpellé avec un ami, Arezki Kerfali, 60 ans, à bord d’un véhicule que ce dernier conduisait. Alcoolisés, les hommes avaient été transportés au commissariat d’Argenteuil et placés en garde à vue. Ali Ziri, tombé dans le coma, était mort deux jours plus tard à l’hôpital d’Argenteuil. Une première autopsie avait conclu que des problèmes cardiaques et l’alcoolémie étaient les causes du décès. Mais une contre-expertise avait révélé la présence d’une vingtaine d’hématomes, dont certains larges de 17 cm.

Avec ces nouveaux éléments, fort logiquement, on s’attendait à ce que la justice tente d’y voir un peu plus clair. Mais une fois n’est pas coutume, après trois ans d’enquête, le juge chargé de faire la lumière sur le drame avait décidé de ne pas poursuivre les policiers impliqués dans l’interpellation. Car, selon lui, « aucun acte de violence volontaire (…) aurait été la cause directe ou indirecte du décès ».

Une version contestée par les proches du défunt, qui assurent que les policiers ont maîtrisé le retraité en lui appuyant la tête contre les genoux pendant plus de quatre minutes dans leur véhicule, selon la technique dite du « pliage », pourtant interdite.

La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes a estimé dans son arrêt d’aujourd’hui que, en l’état des « conclusions et hypothèses divergentes (…), il n’est pas possible de retenir une cause certaine de la mort d’Ali Ziri ». La chambre ajoute que « les policiers n’ont fait usage que de la force strictement nécessaire » pour maîtriser les retraités. « Aucune faute, volontaire ou involontaire, ne peut être relevée à leur encontre. »

Contacté par l’Agence France-Presse, l’avocat de la famille Ziri, Me Stéphane Maugendre, a fait savoir qu’il souhaitait à nouveau se pourvoir en cassation. Leur dernière chance… Mais tout porte à croire que les policiers ne seront jamais poursuivis….

Avec AFP

Nadir Dendoun

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