Des ouvriers bangladeshis qui manifestaient agressés en Grèce

Publié le 19/04/2013 par laama

Euronews, 18 avril 2013 :

En Grèce, des travailleurs agricoles étrangers ont fait l’objet mercredi d’une fusillade parce qu’ils réclamaient leur salaire impayé. La majorité des 200 salariés sont originaires du Bangladesh. Les trois superviseurs de l’exploitation leur ont tiré dessus à balle réelle: sept sont encore à l’heure actuelle hospitalisés.
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“Nous devons arrêter de fermer les yeux là-dessus, nous devons arrêter de feindre d’ignorer de tels actes. Nous devons réagir ensemble aux politiques qui sont contre les travailleurs.” dit un manifestant solidaire de la cause des migrants.

Le propriétaire avait promis leur salaire aux travailleurs plus tôt dans la journée. Certains réclamaient même six mois d’arriérés. Manolada, où s’est produite la fusillade est un haut lieu de la production de fraises. La surexploitation et les violences contre les saisonniers sont malheureusement récurrentes dans la région.

La police a arrêté le propriétaire de l’exploitation et un habitant du village, soupçonné d’avoir aidé les auteurs de la fusillade à s’enfuir.

Les Echos, 18 avril 2013 :

La police grecque recherche trois contremaîtres soupçonnés d’avoir blessé par balles une vingtaine de travailleurs immigrés près d’une exploitation agricole.

Ils sont soupçonnés d’avoir ouvert le feu mercredi sur quelque 200 ouvriers agricoles venus en majorité du Bangladesh qui manifestaient pour réclamer le versement de leurs salaires.

La police a arrêté le propriétaire de la ferme, située près de la ville de Manolada, dans le sud-ouest du pays, mais recherche toujours les trois contremaîtres.

L’un des blessés a déclaré à la chaîne de télévision Greek Skai qu’il devait être payé 22 euros par jour.
« Ils n’ont pas arrêté de nous dire que nous allions être payés dans un mois, et ça dure depuis plus d’un an, » a-t-il dit. « Nous n’en parlons pas parce que nous avons peur d’être tués ou jetés dehors. »

Le commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Nils Muiznieks, qui a effectué une visite en Grèce en début d’année, s’est dit particulièrement préoccupé par la montée des actes racistes et appelle les autorités à durcir le ton.

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