Cipriano Méra toujours calomnié 73 ans après…

meracouv.jpg Cipriano Méra toujours calomnié 73 ans après…

Un “chien de garde” de type nouveau (enfin pas si nouveau que ça, on a reconnu sa casaque rouge taguée à la faucille et au marteau…) sévit dans les colonnes du Monde Diplomatique de janvier 2013.

En réaction à la chronique du mois précédent dans ces mêmes colonnes qui chroniquait la publication en Français des mémoires de Cipriano Méra aux Editions du Coquelicot, F. Malverde signe une diatribe stalino- révisionniste qui est un modèle du genre.

Rien de nouveau par contre sur le fond, le vieux refrain entonné par les communistes depuis Madrid 1939 est répété à l’envie : “Méra est un traitre, Méra est un …”. Celà sonne comme “Hitléro-troskyste”, et autre formule célèbre du même tonneau. Non, ce qui est nouveau, c’est l’offensive des rejetons du stalinisme sur la mémoire de la guerre et de la révolution espagnole. Comme aux lendemains de la Commune, les communistes de parti tortionnent cette mémoire afin qu’elle rentre dans leur boutique, qu’elle s’y fossilise et qu’elle s’impose à tous. Il y eut très récemment un précédent qui illustre cette opération de récupération/dévoiement : le 25 Août 2012, lors des commémorations de la Libération de Paris, les porteurs de drapeaux rouges et noirs voulant célébrer la participation d’anarcho-syndicalistes espagnols ont été arrêté par la police sous prétexe que ces emblèmes n’étaient pas républicains !!! Les staliniens présents approuvant l’opération et niant la présence d’anarcho-syndicalistes dans les blindés du capitaine Dronne de la colonne Leclerc qui entrèrent les premiers dans Paris…

On savait les héritiers des gratteurs de photos tckekistes et autres guépéouistes habiles à faire disparaître du cadre qui les gène. Mais c’est plus compliqué avec Cipriano Méra qui, en mars 1939, leur flanqua la raclée qu’ils méritaient après leur liquidation de la Révolution Espagnole. C’est plus compliqué en effet : Méra tient tout le cadre…

Les éditions du Coquelicot

http://www.monde-libertaire.fr/international/16171-trous-de-memoire-de-la-prose-dun-stalinien-dans-le-diplo

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